APEX CONTROLE est intervenu à Besançon, dans le département du Doubs (25), dans le cadre de l’instruction d’un registre de sécurité CTS concernant une tente nomade destinée à recevoir du public.
La mission portait sur une structure textile tendue de 10 mètres par 14 mètres, implantée pour la première fois dans la ville de Besançon. L’intervention comprenait l’analyse des documents techniques, le contrôle du montage et de l’assemblage, ainsi que la vérification de la cohérence entre la structure installée et les justificatifs transmis.
Afin de préserver la confidentialité du dossier, l’identité du propriétaire, le nom du fabricant, l’adresse précise du site et les références internes ne sont pas communiqués dans cet article.
Ce cas concret permet néanmoins de présenter les particularités d’une instruction de dossier CTS appliquée à une tente nomade, dont le fonctionnement diffère sensiblement de celui d’un chapiteau traditionnel à ossature aluminium.
Une tente nomade de 140 m² installée à Besançon
La structure examinée dans le Doubs était constituée d’une membrane textile tendue, maintenue par plusieurs poteaux en bois et par des cordages périphériques reliés au sol.
La configuration présentée lors de la première implantation était la suivante:
- Dimensions extérieures:10 x 14 mètres
- Superficie totale:140 m²
- Hauteur latérale:2 mètres
- Hauteur maximale:4 mètres
- Nombre de modules:1
- Structure porteuse:poteaux en bois
- Diamètre principal des poteaux:80 mm
- Diamètre des poteaux secondaires:60 mm
- Couverture:membrane textile beige
- Classement de réaction au feu:M2
- Effectif limité à 300 personnes
Contrairement à une structure métallo-textile composée de portiques rigides, cette tente nomade repose sur la tension de la membrane, la position des mâts et la reprise des efforts au niveau des points de liaisonnement périphériques.
Le plan intégré au dossier représentait une structure de 10 mètres de largeur sur 14 mètres de longueur, avec une ligne centrale de poteaux et plusieurs appuis répartis sur les côtés et dans les angles.
Le rôle du registre de sécurité CTS à Besançon (25)
Le registre de sécurité constitue le document de référence d’un chapiteau, d’une tente ou d’une structure relevant du type CTS.
Pour une structure démontable recevant du public, ce dossier permet notamment de regrouper:
- Les caractéristiques générales de l’établissement
- Le rapport établi lors de la procédure CTS 3
- Les documents relatifs à la stabilité
- Les procès-verbaux de réaction au feu
- Les plans de la structure
- Les configurations autorisées
- Les informations relatives aux installations électriques
- Les dispositions concernant l’éclairage de sécurité
- Les moyens de secours contre l’incendie
- Le suivi des modifications et des vérifications
Dans le cas de cette tente nomade à Besançon, l’instruction ne reposait pas uniquement sur l’examen de la toile. Il fallait également prendre en compte les poteaux, la mise en tension de la membrane, les cordages et les dispositifs d’ancrage ou de lestage.
L’analyse du dossier technique avant l’intervention dans le département de Doubs
Avant la visite de la première implantation, APEX CONTROLE a analysé les documents transmis pour identifier les caractéristiques de la tente nomade et les conditions prévues pour son installation.
L’étude portait notamment sur:
- Le plan général de la structure
- Les dimensions extérieures
- La hauteur des différents poteaux
- Le principe de tension de la membrane
- L’étude d’ingénierie structure
- L’engagement du fabricant
- Les valeurs de liaisonnement au sol
- Le procès-verbal de réaction au feu
- Les activités envisagées
- L’effectif maximal admissible
La particularité de ce dossier était l’absence d’un avis de solidité établi par un organisme habilité.
La justification de la stabilité reposait sur une étude d’ingénierie réalisée à partir des plans et des hypothèses de calcul communiqués, ainsi que sur une attestation limitant l’accueil à 300 personnes.
Cette distinction est importante. Une étude de structure et un engagement du fabricant apportent des éléments techniques utiles, mais ils ne doivent pas être présentés comme un avis de solidité lorsqu’aucun document de cette nature n’a été délivré.
La première implantation de la tente nomade dans le Doubs
La première implantation permet d’examiner la structure réellement montée et de la comparer avec les plans et les documents techniques.
Lors du contrôle réalisé à Besançon, les vérifications portaient notamment sur:
- Les dimensions générales de la tente
- La position des poteaux centraux
- La répartition des poteaux latéraux
- La hauteur des mâts
- La mise en tension de la couverture
- L’état des cordages
- Les points de liaisonnement au sol
- La géométrie de la membrane
- La stabilité apparente de l’ensemble
- La cohérence avec le plan de montage
Pour une tente nomade, la forme finale dépend directement de la tension appliquée à la toile.
Une mauvaise position d’un poteau, un cordage insuffisamment tendu ou un point d’ancrage déplacé peut modifier la géométrie de la structure et la répartition des efforts.
Le contrôle ne peut donc pas se limiter à constater que la couverture est tendue. Il faut également vérifier que les dispositions prévues dans les documents techniques sont réellement respectées.
Une stabilité assurée par la tension de la membrane
La stabilité d’une tente nomade repose sur l’équilibre entre plusieurs éléments:
- La membrane textile précontrainte
- Les poteaux de soutien
- Les cordages périphériques
- Les ancrages ou les masses de lestage
- La position des points de fixation
- La résistance du terrain
- Le respect de la géométrie prévue
Dans le dossier de Besançon, les poteaux principaux étaient réalisés en bois de diamètre 80 mm. Des poteaux complémentaires de diamètre 60 mm étaient également répartis sur les côtés et dans les angles.
La membrane ne fonctionne pas comme une couverture simplement posée sur une ossature. Elle participe directement à la stabilité par sa mise en tension.
Les efforts sont ensuite transmis aux cordages périphériques et aux dispositifs de liaisonnement au sol.
Un effort maximal de 709 daN au niveau des cordages
Le dossier technique indiquait un effort maximal à reprendre de 709 daN en traction au niveau des cordages périphériques.
Cette valeur concernait aussi bien une installation par ancrage qu’une installation par lestage.
Elle doit être vérifiée au niveau de chaque point de liaisonnement concerné.
Il ne suffit donc pas d’installer plusieurs pieux ou plusieurs blocs autour de la tente. Chaque dispositif doit pouvoir reprendre l’effort transmis par le cordage auquel il est relié.
La résistance nécessaire dépend notamment:
- De la nature du sol
- Du type d’ancrage utilisé
- De la longueur du pieu
- De sa profondeur d’enfoncement
- De son angle de pose
- De la qualité du cordage
- De la liaison avec la membrane
- De la masse et de la position du lestage
Un dispositif mal positionné peut également modifier la direction de l’effort et réduire l’efficacité du maintien.
La vérification de l’ancrage à Besançon de la tente nomade CTS
Lorsque la tente nomade est fixée par ancrage, l’installateur doit vérifier la capacité réelle du terrain à reprendre les efforts.
La simple présence d’un pieu ne garantit pas une résistance de 709 daN.
La tenue dépend de plusieurs facteurs:
- La composition du sol
- Son humidité
- La présence de remblais
- La longueur et le diamètre du pieu
- La profondeur réellement obtenue
- L’angle de mise en place
- La direction du cordage
- L’état du matériel
Un sol sec et compact peut présenter un comportement très différent d’un terrain meuble ou détrempé.
A chaque nouvelle implantation, le mode de fixation doit donc être adapté aux caractéristiques réelles du site.
La vérification du lestage
Lorsque le percement du sol est impossible, les cordages peuvent être reliés à des masses de lestage.
Dans ce cas, il faut contrôler:
- La masse réellement installée
- La résistance de chaque bloc
- La répartition des masses
- La liaison avec le cordage
- La stabilité du lest
- L’absence de déplacement possible
- La protection des éléments accessibles au public
Le poids du bloc ne constitue pas le seul critère.
La direction du cordage, son angle, la position du lest et la qualité de la liaison peuvent avoir une influence directe sur l’efficacité du dispositif.
Un bloc simplement posé au sol, sans liaison adaptée ou susceptible de glisser, ne permet pas de justifier correctement le maintien de la structure.
Une couverture textile classée M2
La membrane de cette tente nomade disposait d’un procès-verbal de classement M2 en cours de validité.
Le document décrivait un matériau textile de couleur beige, présentant une masse surfacique nominale de 460 g/m² et une épaisseur d’environ 0,6 mm.
Lors de l’instruction du dossier, il faut vérifier que le procès-verbal de réaction au feu correspond bien à la couverture installée.
Cette correspondance peut être établie grâce:
- Aux références commerciales
- Aux marquages présents sur la toile
- Aux documents de fourniture
- Aux attestations du fabricant
- Aux caractéristiques du matériau
- A la couleur et au grammage
La présence d’un procès-verbal M2 dans un dossier ne suffit pas si aucun élément ne permet de le rattacher à la membrane réellement utilisée.
Les limites météorologiques d’exploitation
Comme pour les autres Chapiteaux, Tentes et Structures, l’exploitation de la tente nomade doit tenir compte des conditions météorologiques.
Le dossier prévoyait l’interdiction d’accès au public et l’évacuation de l’établissement lorsque la vitesse du vent atteignait ou dépassait 100 km/h, correspondant à une pression dynamique de 0,47 kN/m².
En cas de neige, l’évacuation devenait nécessaire lorsque l’accumulation atteignait 4 cm, soit une charge de 0,10 kN/m², lorsque cette accumulation ne pouvait pas être évitée par le chauffage, le déblaiement ou une autre solution adaptée.
Ces consignes doivent être connues de l’exploitant et intégrées dans l’organisation de l’établissement.
La météo doit faire l’objet d’un suivi, en particulier lorsque la tente est maintenue en place pendant plusieurs jours.
Un effectif limité à 300 personnes
Le document technique limitait l’accueil sous la structure à 300 personnes.
Le dossier présentait toutefois plusieurs calculs théoriques selon les activités envisagées:
- 140 personnes pour une réunion avec places assises
- 93 personnes pour certaines activités de vente
- 140 personnes pour une restauration assise
- 280 personnes pour une restauration debout
- 187 personnes pour une salle de danse
- 140 personnes pour une exposition
Certaines méthodes de calcul conduisaient théoriquement à un effectif supérieur à 300 personnes. La limite fixée par l’attestation devait cependant rester prioritaire.
L’effectif réellement autorisé lors d’une implantation dépend aussi:
- Des sorties de secours
- De la largeur des dégagements
- Des aménagements intérieurs
- Des installations électriques
- De l’éclairage de sécurité
- Des moyens de secours incendie
- Des conditions d’évacuation
- De l’accessibilité de l’établissement
Les documents liés à l’exploitation
Le dossier technique de la tente nomade doit être complété en fonction de l’activité réellement organisée.
Selon la configuration, il peut notamment être nécessaire de joindre:
- Le plan des aménagements intérieurs
- Le plan des installations électriques
- Le rapport de vérification électrique
- Le plan de l’éclairage de sécurité
- L’implantation des extincteurs
- Les consignes d’évacuation
- La liste du personnel chargé de la sécurité
- Les documents concernant le chauffage ou la ventilation
Dans le dossier étudié, plusieurs de ces éléments restaient à communiquer par le propriétaire en fonction des futures conditions d’exploitation.
Ils ne relèvent pas tous de l’instruction initiale de la structure, mais ils doivent être disponibles lors de l’utilisation de l’établissement recevant du public.
De l’instruction à l’attestation de conformité
L’instruction du registre de sécurité CTS permet de constituer le dossier nécessaire à la procédure d’attestation de conformité.
Le bureau de contrôle analyse les documents, examine la première implantation et rédige son rapport.
Le dossier est ensuite transmis à la préfecture. Après examen et validation, le préfet ou son représentant peut attribuer le numéro d’identification de la structure et délivrer l’attestation de conformité.
Cette procédure ne doit pas être confondue avec l’inspection avant ouverture au public.
Le dossier réglementaire concerne principalement l’identification de la tente, sa stabilité, sa réaction au feu et ses conditions générales d’utilisation.
L’inspection avant ouverture concerne une implantation déterminée, son aménagement, ses sorties, ses installations électriques, son éclairage de sécurité et ses moyens de secours.
Une mission CTS à Besançon dans le Doubs (25)
L’intervention réalisée à Besançon a permis d’instruire le dossier technique d’une tente nomade de 10 mètres par 14 mètres destinée à accueillir jusqu’à 300 personnes.
Le contrôle a notamment porté sur:
- La géométrie de la membrane
- Les poteaux en bois
- Les cordages périphériques
- Le montage de la première implantation
- La valeur de traction de 709 daN
- L’ancrage ou le lestage
- Le classement M2 de la toile
- Les limites météorologiques
- Les conditions générales d’exploitation
Ce cas démontre que le contrôle d’une tente nomade nécessite une approche spécifique. Sa stabilité dépend directement de la tension de la couverture et de la qualité des dispositifs de liaisonnement au sol.
APEX CONTROLE intervient à Besançon, dans le Doubs (25), en Bourgogne-Franche-Comté et dans toute la France pour l’instruction des registres de sécurité CTS, les inspections avant ouverture au public et les vérifications périodiques des chapiteaux, tentes et structures.
